Le plaisir du camping à moto!

2018/09/08

Notre autre chez soi

Partir de Québec au lieu d'Ottawa nous obligeait à faire un transfert à Toronto. Un peu plus long mais somme toute, très raisonnable et avec les compagnies "low cost" on s'en tire très bien.
Arrivée à Frankfurt avec un peu de retard mais le shuttle pour Heidelberg est fidèle au rendez vous. Nous mettons pied chez Stefan Knopf vers l'heure du midi et l'accueil est des plus chaleureux. Son épouse Ida et leurs deux chiens Fina et Cruso sont aussi de la partie.
Un couple d'Ottawa, Philippe et Catherine, viennent juste de revenir de leur périple en Irlande et l'Écosse. La conversation s'entame aisément et on échange les histoires de voyage. C'est leur premier périple en Europe à moto et compte bien revenir l'année prochaine.
Après avoir déposé nos bagages dans la chambre BMW , je retrouve notre moto dans le garage. Stefan avait déjà branché le chargeur de batterie. Ouch, elle est à moins de 7 volts ... en espérant qu'elle reprendra vie.
En attendant, je me mets au changement d'huile. Lili quand à elle récupère notre matériel qui est entreposé dans le sous-sol.  Je devrai attendre au lendemain pour démarrer la moto car la batterie n'est pas prête. Après 26 mois au repos, j'ai bien hâte d'entendre le son du moteur.
Elle démarre au quart de tour.
Après une petite ballade dans les environs, nous sommes rassurés, elle est prête à nous amener dans une autre aventure. 
Le deuxième soir, on dort sous la tente dans la cour arrière, histoire de vérifier nos équipements de camping.

Notre permier camping au Fulda-Freizeitzentrum. Seul sur un
immense terrain.
Le soleil est radieux le matin de notre départ. Toujours un peu plus long le premier chargement de la moto mais nous roulons le cœur léger sur l'Autobahn dès midi avec comme objectif Kessel, un trajet de près de 300 km. On roule à 120km/h. mais parfois on a l'impression d'être presque arrêté avec les bolides qui filent sur la voie de gauche. 





Pas de presse, on est en vacances et on arrive à notre premier camping blotti au pied d'un boisé et entouré de collines verdoyantes bien avant la nuit tombante.
C'est bien parti.

Un cinquième périple en Europe

Après plus de deux ans depuis le dernier voyage en Europe, nous y retournons pour une cinquième fois cette année.
Cette fois ci, nous roulerons vers le nord pour la première fois, plus précisément à Copenhague au Danemark afin de rejoindre notre fille Monique et petite fille Stella qui y sont en vacances.
On ne pouvait pas rater cette occasion unique de passer du temps avec eux et aussi de voir cette magnifique ville.
Ensuite, le prochain arrêt prévu est Amsterdam, une autre ville qui nous attire beaucoup.
Le trajet devrait se poursuivre jusqu'à la Normandie avec comme objectif de visiter les sites commémoratifs de la WW2 ainsi que du Mont Saint Michel.
Dans la dernière semaine, retour progressif vers l'est en longeant le nord de Paris, la région d'Ardenne, la Belgique, le Luxembourg et finalement notre base a Heidelberg, Allemagne.
Nous sommes choyé de pouvoir encore faire ces voyages et savourons chaque instant. Tant que notre corps nous permettra de dormir sous la tente et de chevaucher la moto, nous serons partant. L'Europe , la moto et le camping sont pour nous les ingrédients d'un délicieux séjour.

2018/07/13

Ça va moins bien..


Lever tôt encore en ce matin du mercredi 11 juillet. Probablement à cause du changement d’heure hier lorsque je suis entré au Wisconsin. Étant convaincu qu’il était presque 6h PM lorsque je suis arrivé au camping hier soir, je regarde mon cellulaire pour m’apercevoir agréablement qu’il n’était même pas 5h.

Mais ce matin. Mon corps me dit qu’il est prêt à entamer ma 4ième journée sur la route. Un autre 500km environ qui me fera passer par la région de Green Bay WI en longeant à nouveau le lac Michigan pour ensuite bifurquer vers l’ouest en traversant la rivière Mississippi à Dubuque IA vers mon prochain camping dans la région de Cedar Rapids IA.

Après un bon déjeuner et café tout en ramassant mon équipement de camping, j’emprunte la route 151 qui sera la même presque jusqu’à ma destination. Le temps est superbe et la moto réponds parfaitement bien à tous mes désirs. Les points de vue sur le lac Michigan sont fréquents et j’en profite pour opérer ma GoPro que mon beau fils Jocelyn m’a gentiment prêté pour le voyage. J’ai bien hâte de voir le résultat car les boutons de contrôle ne sont pas évidents à opérer avec des gants de moto mais je m’y habitue.

Moment de grâce...


Je traverse Green Bay sans aucun retard. Pour ceux qui connaissent un peu le football américain, c’est la ville des fameux Packers et c’est assez évident en voyant tous les fanions et plaques d’immatriculation que l’on voit partout. Le terrain est de plus en plus plat jusqu’à la limite du Wisconsin mais ça devient beaucoup plus en valons dès que l’on atteint le fameux Mississippi
qui sépare l’Iowa du Wisconsin. On dit que dès qu’on traverse la rivière, c’est le début du Mid-West américain et ses grandes terres à perte de vue. Et c’est effectivement le cas en sortant de Dubuque IA.

La musique me tient compagnie et le trafic est très léger. La route demeure encore légèrement vallonnée mais les immenses champs de maïs et soya à perte de vue nous envahissent carrément. La surface est en béton lisse et on sent que le son du roulement est différent de celui de l’asphalte. Je roule à 110km/h et mon esprit est libre de toute pensée.
Soudain, je perçois un bruit bizarre venant de l’arrière de la moto qui me semble suspect. Je relâche les gaz ainsi que l’embrayage et le bruit est toujours présent. J’accélère de nouveau et le bruit devient plus fort. Houston, I think we have a problem.



C'est là que je suis échoué...


Je sais que ce n’est pas une crevaison, le feedback n’étant pas le même, et je crains le pire… c’est probablement le différentiel. Je me range sur le côté et aperçois une sortie à environ 200m. Je mets la moto sur son pied central et tourne la roue arrière pour entendre ce clic, clic qui me confirme mon appréhension. Le différentiel m’a lâché et je suis échoué dans le milieu de nulle part à environ 12 milles à l’ouest de Dubuque…


Première réaction, je sors mon répertoire des membres BMWMOA et essaie de rejoindre un de ceux situé dans la périphérie afin de voir s’ils peuvent me porter assistance. Il est autour de 16:00h. et personne ne répond présent. Je me tourne donc vers le service d’assistance CAA/AAA. Après un délai interminable, on m’informe que je ne suis pas couvert pour un remorquage dans l’état (Iowa) ou je me situe. Ahrr!!!

Pendant ce temps, un patrouilleur shérif s’arrête derrière ma moto et s’informe de ma situation. Et c’est finalement ce chic policier qui va me trouver un remorquage. L’attente est quand même longue, le soleil tapant et la chaleur m’accablent et le policier m’offre de monter dans son véhicule. Assis sur le siège arrière dans l’air climatisé, nous conversons à travers cette grille métallique qui nous sépare en attendant la remorqueuse. Drôle de sensation que d’être dans un espace où normalement on y est invité pour une toute autre raison. Finalement, la remorque se présente après au moins 45 minutes. Et bien, ce même policier reste sur place et nous aide même à fixer la moto sur la plate forme.
Il partira seulement quand tout est terminé. Il s’appelle Rob et est agent de police pour le comté de Dubuque IA. Je lui serre la main en le remerciant chaleureusement de sa grande disponibilité et patience.
Je n’ai pas trop le choix. Sachant que le problème de la moto (différentiel) ne peut être réparé que par un concessionnaire BMW, je dirige le remorqueur Mitch à Iowa City à quelque 80 milles d’où nous sommes tout en sachant pertinemment que ce ne sera pas à rabais!
Il est passé 10h. PM lorsque le remorqueur me dépose dans un hôtel non sans avoir eu le bonheur d’assister à un des plus beaux couchers de soleil de ma vie. Le rouge feu du soleil était tellement spectaculaire que même Mitch qui en a vu d’autres m’a confié que celui-ci était tout à fait unique.
Comme quoi dans toute mésaventure, il faut se tourner vers ce qui nous émerveille et relativiser ces petits malheurs.



2018/07/12

Tout va bien!!



Ayant partagé la chambre de motel avec mes amis cyclistes, ils m’avaient prévenu qu’ils se levaient à 5h30. Ce qui fut fait, mais en étant au lit avant 10h PM, je me suis levé frais et dispos et dans un rien de temps, mes deux amis pédalaient déjà.
Je me suis mis en route après un bon Timmy comme disent les Ontariens. Cette route 17 même si elle est parfois monotone, nous rend de beaux panoramas des eaux du Lac Huron et de la baie Georgienne.
On traverse aussi beaucoup de réserves autochtones. C’est un territoire de chasse et pêche à l’évidence. Le poste de douanes de Sault Ste-Marie est rapidement franchi. Dès les premiers mètres, un très beau et grand arrêt routier touristique du Michigan nous accueille.

C’est l’interstate 75 avec ses 75mph (120kmh) de limite de vitesse sur lequel on roule en premier. Ça veut dire qu’on peut facilement rouler 135kmh en toute légalité. Mais je garde ma petite vitesse de croisière à 120kmh et ça me va très bien. Petit nouveau que je ne faisais pas auparavant, c’est d’écouter de la musique dans les hauts parleurs de mon casque. C’est une belle découverte et je constate que ça me permet d’être plus concentré sur ma conduite.

Je suis étonné du trafic très léger dans ce coin de pays. Le premier grand centre que je rencontre est Escanaba avec ses nombreux hôtels resort en raison de sa proximité du Lac Michigan . C’est toujours frappant d’admirer la majesté de ces mers intérieures et de réaliser que c’est seulement de l’eau douce.
J’arrive finalement à mon State Park, le JW Wells au sud de Escanaba. Ce sont étonnamment tous des terrains avec électricité mais je peux en avoir un directement sur le bord du lac Michigan. Le jackpot! Je m’ouvre une bière et m’enfonce dans ma nouvelle chaise de camping et savoure ces moments magiques.
Comme on dit en anglais « it cannot be any better than that!).
Demain? Un autre 565km mais avec ce beau temps, c’est plus facile.

C'est la vue que j'ai de ma chaise. Pas pire pantoute!
C'est comme une nappe d'huile mais c'est de la belle eau douce.


2018/07/11

Belle rencontre

Un superbe accueil de Jean et Johanne à Gatineau après un trajet sans histoire de Sainte Pétronille.
Le lendemain, je me mets en route vers 9:00h. en compagnie de Jean qui accepte de faire un bout de chemin avec moi.
Nous traversons le Parc Gatineau et ensuite, on emprunte le chemin de la Montagne qui me rappelle bien de beaux souvenirs pour l'avoir pris plusieurs fois. En prime, il est réasphalté en grande partie.
On se quitte à Portage du Fort en se disant à une prochaine fois et je me dirige sur l'interminable route 17 qui traverse presque tout l'Ontario d'est en ouest.
Ce soir, j'ai rendez vous à Espanola ON
avec Jean-Michel (le chum de notre fille Martine) qui a rejoint son père en train de traverser le Canada en vélo.
Nous nous rejoignons vers 6h.  non sans avoir rencontré un solide orage à Sudbury.
N'ayant pas eu le temps de mettre mon habit de pluie, je suis partiellement trempé mais le soleil a le temps de tout sécher avant mon arrivée.
Nous partageons un délicieux souper de poulet, pommes de terre et chili le tout arrosé d'un bon vin blanc.
Le lendemain, mes deux cyclistes sont debout à 5h30 et en un rien de temps, ils reprennent la route. Destination... Moncton NB quelque part en fin juillet. Wow!! Superbe rencontre.
Après un bon café, je me mets en route vers le JWells SP au Michigan. Une trotte de 570km.

 Le cycliste au centre a plus de 4000Km dans les jambes en 6 semaines!
Bravo François !
Même les déboires des Canadiens ne l'arrête pas. Bonne route à vous deux.

2018/07/07

BMWMOA Rally 2018 Des Moines IA


Voilà très très longtemps que je n’ai pas écrit pour mon blogue. Je n’ai pas de réponse facile mais je crois savoir un peu pourquoi. Peut être le déménagement à L’Ile d’Orléans, peut être que je suis tombé en panne d’inspiration, peut être que ça me tentait plus, ou peut être toutes ces réponses.

Enfin, me revoici avec un nouveau voyage en moto-camping. Cette fois-ci, je me rends à Des Moines en Iowa pour le grand Rally national annuel de BMWMOA. Ce sera mon 5ième après Bloomsburg PA, Sedalia MO, Billings MT, et Hamburg NY. Qu’est ce qu’il y à voir et à faire dans un Rally ? Tout ce qui tourne autour de la moto touring sur et hors route y est présent. Vêtements, pièces, accessoires, voyages, camping, etc.. et des conférences sur plein de sujets autour du voyage à moto, des essais de motos BMW, des spectacles, des motos antiques de collection, et bien sur beaucoup de camaraderie et de rencontres avec d’autres passionnés.
On est en moyenne ± 5000 motocyclistes en provenance de partout aux USA et Canada.

La route que j’emprunte pour aller est le nord des Grands Lacs et le retour par le sud de ces mêmes Grands Lacs. Le tracé a comme simple objectif d’éviter les grandes villes et de viser les routes panoramiques (quoique l’Indiana, l’Illinois et l’Ohio sont plutôt avares de ce côté).

C’est aussi mon premier grand voyage (5000km) en solo sans ma meilleure co-pilote et conjointe Lili. Pas qu’elle ne pouvait pas m’accompagner, mais de commun accord, nous avons conclu que vu la grande distance en peu de jours et aussi mon désir de relever ce défi seul, ce serait donc le bon timing pour le faire.

Voici donc les trajets aller et retour qui seront chargés dans le GPS. Mais comme toute bonne planification, des changements de route font aussi partie du projet et c’est de cette façon que j’aborde cette petite aventure.



BMWMOA 2018-1


BMWMOA Rallye 2018-2

2016/06/20

Les gorges du Tarn et bien plus...

Il fait soleil en ce dimanche matin mais le fond de l'air est encore frais. Direction, Tournon sur Rhône, dans la vallée du Rhône justement.
Notre trajet nous fera passer par les Gorges du Tarn, cette immense crevasse surplombée par un plateau de chaque côté et que le viaduc de Millau relie.
On longe la rivière à droite et cette palissade de roche à gauche et parfois, la route doit s'enfoncer dans le roc.
Content d'être à moto!
Des bourgades bâties à même ce roc surgissent de nulle part et on se demande si elles sont habitées. C'est mystérieux et en même temps d'une beauté indescriptible. Il fallait y voir des avantages pour s'y installer, et l'une d'elles devait être de se protéger des agresseurs.

Cette maison a besoin d'un peu d'amour..
Pas de risques d'avoir des voisins à l'arrière..
C'est ensuite la montée sur le plateau de Cévennes, nul doute beaucoup plus plat et...beaucoup plus frais, enfin plutôt froid. Une baisse de 10 degrés rendu sur le plateau et qui se prolonge et prolonge car voilà, c'est un plateau à 1200m d'altitude en moyenne et à 11 degrés, on est ravi de pouvoir saisir une bonne tasse de café chaud (chocolat chaud pour ma blonde..) dans un genre de petit dépanneur miraculeusement ouvert en ce dimanche. N'empêche, les paysages sont magnifiques avec ses prés ondulés à l'infini balayé par des vents qui ne semblent jamais s'estomper.
J'avais bien vérifié la météo à notre destination et on prévoyait 23 avec du soleil. 
À moto, ce n'est pas tant le temps froid qui vous gèle, mais bien la durée d'exposition à ce temps froid. On fait un arrêt impromptu dans un abri de bus  et c'est là que Lili se rend compte qu'elle ne sent plus ses doigts tellement ils sont gelés. Je réalise moi aussi que j'ai froid et curieusement, c'est souvent lorsque l'on arrête que notre corps nous envoie ses signaux. 
Après avoir mangé et bu un peu, on remonte sur la moto en gardant espoir que ce 23 degrés prévu nous réchauffera sous peu. Et voilà enfin la descente qui s'amorce dans un succession de virages en épingle. J'observe le thermomètre sur le tableau de bord et lentement mais sûrement, les degrés s'additionnent, les arbres grandissent et les frissons disparaissent.
Nous franchissons l'entrée du camping avec un beau 22 degrés, ravi de ce trajet (comme la mémoire peut oublier rapidement les désagréments) qui nous a fait encore constater de la diversité incroyable de la géographie de la France.





2016/06/19

Le viaduc de Millau

Ma photo prise du belvédère..(les limites de ma caméra.)
Quand on parle de diversité géographique de la France, c'est aussi les châteaux, les forteresses, les monuments et toutes ces créations de l'homme. Une de ces créations récentes est l'incroyable ouvrage du viaduc de Millau.
D'une longueur de 2.4 km., la travée haubanée reposant sur ses sept piliers tout blanc est tout simplement majestueuse.
Inauguré en 2004, il a été construit dans le but de relier les deux plateaux qui ceinturent les Gorges du Tarn et de désenclaver l'axe nord-sud entre la Méditerranée et le nord de l'Europe.
Et photo de Wikipédia..

En arrivant à Millau, on descend la route en lacets et un belvédère nous révèle toute sa splendeur. C'est le pont à pilier le plus haut du monde à 343m. Mais quand on le regarde, on a l'impression qu'il se marie tellement bien au paysage avec ses lignes très longilignes et fluides.
Des orages et averses sont prévues pour le week-end et ce sera donc un mobil-home au camping. Et comme il faut aussi penser à faire un peu de lavage, c'est l'occasion idéale. Une inspection de la moto est aussi à l'horaire. 
Ces tâches nous occupent donc pendant ce week-end finalement très frais et pluvieux mais les prévisions sont excellentes pour le reste de la semaine.
Dans un tel voyage, il est nécessaire de prendre ces moments de pause afin de mieux jouir de ce qui s'en vient...


2016/06/16

Le pays des Cathares

On s'installe dans un camping à Trèbes à environ 12km de Carcassonne. Une piste cyclable qui longe le canal du Midi se rend jusqu'à Carcassonne. Ce sera donc en vélo qu'on s'y rendra. Les vélos que nous louons sont munis de pneus larges qui nous permettent de rouler facilement sur la piste de gravier qui longe le canal. Sur ce canal qui relie l'Atlantique à la Méditerranée circulent des bateaux de plaisance avec leurs vélos sur le pont. En les dépassant, on se salut mutuellement.
Au bout d'une heure d'une superbe ballade, on atteint Carcassonne, cette impressionnante ville médiévale entourée d'une muraille et juchée sur une colline la rendant visible sur tous les angles. C'est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO et on sent toute l'histoire qui y transpire.

Oui, c'est une vraie cité derrière..
Nous sommes dans le pays des Cathares, ces dissidents des Catholiques durant le moyen âge qui croyaient plus aux valeurs de charité et d'égalité et s'opposaient à l'opulence et la richesse de l'église catholique. On construisait ces forteresses afin de se protéger de cette église qui cherchait à les éliminer.

Dès qu'on pénètre ses murailles, on est charmé par l'étroitesse des rues de pavé rocheux où seule la circulation piétonne est permise. Artisans, restaurants, boutiques se succèdent et on est attiré par un petit resto avec cour intérieure qui sert des cassoulets de canard, une spécialité locale. Bouffe délicieuse, service impeccable, on a toute l'énergie requise pour continuer notre visite.
On retourne les vélos en début de soirée  tout à fait comblé de cette journée magnifique.
En faisant mes recherches sur Internet pour déterminer notre prochain arrêt, je tombe tout à fait par hasard sur le viaduc de Millau, un ouvrage gigantesque que j'avais comme projet de voir un jour et c'est sur notre route... Allez, c'est là qu'on va.

2016/06/14

Retour en France.

On s'arrête à Ax-les-Thermes après notre escapade dans les Andorre. La raison est que ça fait une distance raisonnable pour la journée et que c'est un camping ACSI. C'est quoi ACSI? C'est une association de camping Européen qui inspecte les campings participants et aussi offre des rabais très intéressant en période hors saison. Les prix varient de 13 à €19/soir. J'avais acheté la carte au prix de €14 et elle est déjà rentabilisée.
 
Notre site est situé juste aux abords d'une rivière et le son du roulement de l'eau est apaisant. On se rend en ville à pied par la piste cyclable qui longe la rivière Aude. Le nom de cette ville révèle sa vocation première depuis des siècles, les bains thermaux. Les eaux qui sortent des sources sont à 77°C!
Après deux nuits à s'endormir au son de la rivière, on repli bagages et en route pour la cité médiévale de Carcassonne.

et la mienne...
Sa monture...
Mais les Pyrénées françaises nous attendent et l'ascension en lacets nous amène au col de Port de Pailhere à plus de 2000m. Les bancs de neige tout autour et l'absence d'arbres sont l'évidence même de conditions rigoureuses. Le soleil se pointe juste assez longtemps pour pouvoir prendre des photos de ces chevaux à la longue crinière blanche qui trottinent dans les prés. À peine deux minutes plus tard, un épais brouillard envahit le ciel.

C'est la descente par la suite qui nous conduit vers les Gorges de St-George, une véritable muraille de roche qui nous entoure. Le paysage de la France ne cesse de nous étonner par sa diversité mais on a encore rien vu...

2016/06/13

Pyrénées et la principauté d'Andore

Ah les montagnes. Quand vous êtes dans les Pyrénées, vous êtes constamment entourés de ces montagnes, tantôt verdoyante, tantôt paroi rocheuse et pic enneigé.
Une portion de la route que nous empruntons pour nous diriger vers la France nous est suggérée par les cartes ADAC, le club automobile de l'Allemagne, l'équivalent du CAA au Canada.
Encore une fois, nous ne sommes pas déçus. Les points de vue sont fantastiques. On quitte l'Espagne avec un peu de regret en se disant qu'on reviendra peut être un jour.
Le retour en France se fait par la ville de Bourg Madame et c'est là que nous prenons notre lunch dans un parc en face de la mairie.
Notre destination est Ax Les Thermes. Mais non sans faire un détour dans la principauté d'Andore. Ce n'est pas un grand pays mais c'est certainement une curiosité en soi. Avec ses 80,000 habitants, tout le monde travaille dans le commerce. Ses taxes étant très basses, ce sont les Français et Espagnols principalement qui viennent y acheter des alcools, tabacs, bijoux, vêtements griffés etc.., à des prix semble-t-il très avantageux. Mais aussi, c'est le ski avec des saisons de plus de 6 mois. On achète un «sticker» pour la moto et on retraverse la frontière vers la France. Un autre pays de visité.

2016/06/12

Les Pyrénées

Nous arrivons dans un petit camping près de Ripoll et immédiatement, on est charmé par le calme des lieux. C'est samedi, et des familles y sont campés. On y parle Catalan (je crois bien), mais dans un débit de parole ahurissant. Impossible de décoder quoi ce soit.
On s'installe sur un site près d'un muret de pierre, ce qui nous servira de bancs et table. Comme partout en Europe, les tables de picnic ne font pas partie du paysage dans les campings.
Nous sommes entourés de fermes et les seuls bruits que nous entendons en nous endormant le soir sont les chèvres avec leur clochette qui marchent dans les prés.
Avec l'aide de cartes de routes de motos suggérées, je programme dans le GPS un circuit en boucle de 180km et nous voilà parti dans les montagnes en ce beau dimanche. Nous traverserons en partie le Parc Natural d'El Cadi Moixero.
Les courbes, montées et descentes se succèdent sans arrêt. Nous revenons à la fin de la journée complètement ébahi par la beauté des paysages et aussi un peu fatigué par les centaine de courbes serrées qu'on a eu à négocier. C'est probablement le circuit le plus grisant et exigeant qu'on a eu l'occasion de faire.
Au coucher, le sommeil au son des clochettes ne se fait pas attendre.

2016/06/11

Montserrat, la montagne mythique

Notre séjour à Barcelone est déjà terminé. Mais de belles choses nous attendent dans cette Catalogne. Les Pyrénées bien sur mais aussi le Montserrat. Ce monastère perché à 700m d'altitude à 25km au nord-ouest de Barcelone est un incontournable.
On reprend la moto en ce samedi matin ensoleillé, qui a été au repos pendant notre séjour à Barcelone. Un arrêt pour faire le plein, et ensuite nous voici au pied du Montserrat. Grimper à son sommet sur cette route en lacets interminables est une expérience inoubliable en soi. Les panoramas sont infinis. Arrivés tout en haut, nous sommes surpris de voir autant de monde. Les parkings sont plein mais les motos y trouvent leur place juste en face du restaurant. Et en plus, on paye la moitié du tarif...
C'est un lieu de pèlerinage mais aussi d'une beauté majestueuse avec ses grands monolithes qui pointent comme des clochers de cathédrale. Les premiers moines s'y sont établis au XII siècle. Des marchands de produits locaux nous offrent leurs créations et on ne peut résister à acheter un fromage et un pain de figue. Après un lunch de notre cru, on redescend cette montagne sacrée, baigné de cette sérénité qui y règne.
Notre prochain arrêt prévu est à Ripoll Espagne dans les Pyrénées. Les montagnes à profusion!

Itinéraire retour Barcelone - Heidelberg

Europe 2016 retour Heidelberg

2016/06/09

Barcelone prise 3

Ayant obtenu un très bon repérage de la ville avec le tour en bus, on décide de se rendre pour la dernière journée au Park Guell et au Castel de Montjuic.
Un peu de train et métro nous amène à ce parc qui est en fait un quartier inachevé que Gaudi avait conçu avec son partenaire et mécène  anglais Guell. Un quartier que Gaudi avait imaginé plein de fantaisie et aussi très avantgardiste en ce début de 20ième siècle.
Seul deux maisons ont été construites et elles ressemblent à des petites maisons de Schtroumpf. La céramique multicolore, les fontaines, la végétation, la vue sur Barcelone, ça vaut vraiment le détour.
On replonge dans le métro pour se rendre au Montjuic, avec son Castel qui surplombe la ville. Vue époustouflante sur la Méditerranée et la ville. Aussi, c'est autour de cet endroit qu'a eu lieu les jeux olympiques de Barcelone en 1992. Aujourd'hui, c'est un quartier plein de vie avec des kilomètres de plages et parcs qui longe la ville.
On retourne sur la Rambla une dernière fois pour quelques emplettes avant de retourner en train vers notre Hostel en se disant que c'est peut être une des plus belles villes d'Europe que nous avons visité même si nous en avons visité qu'une petite partie. C'est Barcelone prise 3 mais nous ne sommes pas encore retiré.

2016/06/08

Barcelone prise 2

Barcelone est probablement la ville où l'offre touristique est une des plus diversifiée en Europe. Il faut faire des  choix et c'est pourquoi on s'est laissé tenter par un tour de ville en bus décapotable à deux étages. En dépit de l'excellent réseau de transport en commun, on ne pourrait pas se faire une idée de la ville. Et pas question de se déplacer à moto. Pas que c'est dangereux, c'est la ville en Europe ou il y a le plus de motos par habitant, mais le traffic est dense et il faut une vigilance de tous les instants.
Trois différents circuits couvrent une grande partie de la ville et on peut descendre et changer de circuits à volonté. Un peu étourdissant, mais à la fin de la journée, on peut dire que l'on connaît beaucoup mieux la ville. En plus, vous avez l'audio guide qui fournit toutes les informations utiles devant chaque point d'intérêt. J'étais pas convaincu au début mais bien assis au deuxième plancher, c'est une ballade qui en vaut la peine.
Barcelone, c'est la ville de Gaudi, cet architecte qui a  façonné la ville par son génie créatif et innovateur. Partout en ville, on peut voir ses oeuvres et son influence. Sa plus grande et plus spectaculaire est la Sagrada Familia, cette cathédrale gigantesque toujours en construction et qui domine la ville de tous les points de vue.
C'est aussi la Rambla, cette artère piétonne centrale ou tout semble converger. On y voit de tout mais surtout du monde, beaucoup de monde de partout qui déambulent devant les boutiques, artistes, cafés etc.. On s'est rendu jusqu'au bout au monument dédié à Christophe Colomb qui à été érigé en 1892 à l'occasion du 400ième anniversaire de la découverte de l'Amérique.
A la fin de la journée, notre hameau dans le nord est bienfaisant avec cet air des montagnes qui nous entoure. Notre chambre avec terrasse est confortable avec salle de bain privée. Oui, nous sommes dans une chambre à 4 lits mais on l'a eu pour nous seul, basse saison aidant. À €35/nuit, déjeuner inclus,  accès à une cuisine, et une atmosphère très relax, on pouvait pas demander mieux.

2016/06/07

Barcelone prise 1

Le trajet entre Roses et Barcelone se fait sur la route secondaire non payante qui longe l'autopista. On roule à 100km/h et c'est parfait pour nous. La qualité des routes est excellente et les indications sont nombreuses quoiqu'en  Catalan mais contrairement à l'allemand, on réussit à les décoder.
N'ayant jamais dormi dans les Hostels, on s'est dit que c'est le bon moment pour essayer le concept. Après avoir lu une très bonne critique sur l'Hostel InOut au nord de Barcelone, on réserve  pour nos cinq nuits de prévu une chambre à 4 lits.
Ce qui nous a attiré à cet Hostel, c'est qu'elle est situé en pleine nature à peine à 15 minutes de train du centre de Barcelone. Fait à noter, la majorité des employés ont de légers handicaps mentaux. Curieux vous allez dire, mais le service est impeccable et en plus, ils nous gratifie d'un merveilleux sourire.
Ce qui s'est avéré une coïncidence tout à fait imprévue, s'est aussi matérialisé en une merveilleuse rencontre. Mon copain Yves qui fait aussi du bénévolat au CEA avait également prévu être à Barcelone avec son épouse aux mêmes dates que nous. On se donne donc rendez-vous près de la grande cathédrale gothique. C'est une première pour nous quatre et nous sommes ravis de pouvoir saisir cette opportunité.
Après la visite de cette majestueuse cathédrale, on se rend manger des tapas à un petit resto bar, le Galdric situé dans le réputé Mercado Boqueria, grand marché de produits frais. Vous ne pouvez pas visiter Barcelone sans manger des tapas et aussi de les partager ensemble. Ce fut une rencontre chaleureuse que l'on se souviendra longtemps.

Merci Claire et Yves.

2016/06/05

Cadaqués Espagne

Après un peu de retard, je prend le temps de raconter notre premier arrêt en Espagne, Roses et Cadaqués.
On se lève en ce dimanche matin avec un soleil mur à mur. Cadaqués situé à environ 25km de Roses sera notre destination. Mais quelle route fantastique! On y croise des dizaines de motos et on comprend pourquoi. Virages en épingle à flanc de montagne qui se succèdent sans arrêt suivi d'une longue descente vers la mer qui nous amène dans cette station balnéaire pleine de charme. Il y a tellement de monde qu'on doit aller se stationner un peu en retrait du village mais à deux pas de la Casa Dali.
Ce peintre célèbre y a vécu plus de 50 ans de sa vie. En Espagne, Dali est une icône.
Une marche dans les ruelles du village nous ramène sur la promenade au bord de la baie. Les cafés, bar, boutiques, artisans se succèdent les uns après les autres incitant à la découverte. On s'arrête sur un banc tout en dégustant une crème glacée et en regardant les passants qui déambulent devant la magnifique baie. L'eau bleue azur contraste merveilleusement avec les facades blanches des bâtiments.
On souhaiterait que le temps s'arrête.
On retourne à Roses mais en faisant un petit détour vers Cap de Creus. Ce phare juché sur un cap est l'endroit le plus à l'est de l'Espagne et permet une vue en plongée sur la Méditerranée.
On y fait la rencontre d'un couple de Rome qui vont aussi à Barcelone à moto et qui retourneront  chez eux par traversier, un voyage de 18 heures..
Prochaine étape, Barcelone.
PS: les photos suivront plus tard car je n'ai pas apporté le laptop et je ne peux pas les transférer de l'appareil photo. Ce n'est que partie remise.

2016/06/02

Le coeur léger

C'est dimanche matin, tout est calme et on charge la moto. Les gestes routiniers que nous avions acquis lors de nos voyages précédents doivent être reappris. Mais je sais qu'au bout de quelques jours, le synchronisme devrait revenir.
On se met en branle vers midi seulement, destination Mulhouse Fr. En Allemagne, on prend les Autobahn, c'est rapide (très rapide...) mais c'est aussi gratuit. On roule à près de 120km, mais sur la voie de gauche, les autos qui passent nous font sentir comme arrêté...
À Mulhouse au matin, le ciel est couvert et la pluie sera au rendez-vous. Les habits de pluie sont de rigueur. De Mulhouse et pour toute la France, ce sera les routes secondaires, ce qu'on appelle la bas, les routes nationales, départementales et même les petites routes de campagne qui ressemblent plus à des piste cyclables mais toujours en asphalte!
Avant de partir, nous devons faire un arrêt au Decathlon, magasin de plein air, afin de s'acheter un matelas de sol. C'est ce que notre nuit en tente à Heidelberg  nous a permis de découvrir, un de nos matelas perd de l'air.
Nous rentrons à l'hôtel à Bourg en Bresse après 280km et aussi d'avoir fait le plein. C'est que certaines stations d'essence sont à sec à cause des grèves dans les raffineries, et des qu'on peut faire le plein, on le fait.
On est sur la route vers 10h30, notre synchronisme s'améliore. C'est encore un cas d'habit de pluie, fine mais constante. Au nord de la France, c'est le déluge. Ce soir, on prévoit être à Avignon.
En descente au bas d'une longue pente, le moteur s'arrête sec avec une senteur de brûlé. On se range sur le côté et je tente d'investiguer ce qui se passe. Je remet le contact et j'appuie sur le démarreur. Le moteur démarre aussitôt. Je réalise que cette senteur provient de la «clutch». Un changement de vitesse raté a probablement provoqué un glissement de la «clutch» et un étouffement du moteur. On se remet en route doucement et la moto repond très bien. Ouf, la frousse est passée.
Comme nous avons déjà arrêté à Avignon et vu son fameux pont dans un voyage précédent, on continue notre route vers le bord de la Méditerranée ou nous passerons  3 jours avant de se rendre en Espagne. Un peu de repos sur le bord de la plage ne fera pas tort.

Repos bienfaisant

Ces 3 jours sur le bord de la Méditerranée nous ont vraiment fait du bien. On est maintenant ajusté à l'horaire de l'Europe.
Après 3 nuits à l'hôtel, on a retrouvé le confort de notre tente. Difficile à expliquer, mais c'est comme se sentir un peu chez soi. Un petit market sur place nous a permis de s'approvisionner sans avoir à prendre la moto.
Nous sommes a Agde, village vacance qui est encore en basse saison, donc affluence réduite et principalement composée de tête blanche... comme nous!
Magnifique soleil au lever en ce samedi matin. La moto est chargée et nous voilà en direction de Roses Espagne. La route de bord de mer est époustouflante. Lacet après lacet avec montée et descente, on est charmé. La traversée de la frontière se fait en douceur, des «policia» sont en poste et surveillent les véhicules qui passent au ralenti mais sans s'arrêter.
Tout d'un coup, tout est en espagnol ou plutôt en catalan. Car nous sommes dans la Catalogne, cette région d'Espagne qui réclame son autonomie.
Malheureusement, la pluie nous rejoint avant notre arrivée au camping et ce sera la méthode rapido pour monter la tente. Pour le souper, on se rend au resto du camping. Pour €9.95 pp, on a 3 services avec coupe de vin en plus. Ça termine bien la journée.